{"id":49,"date":"2015-05-20T09:53:50","date_gmt":"2015-05-20T08:53:50","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/projects\/afg\/?page_id=49"},"modified":"2021-01-28T18:28:10","modified_gmt":"2021-01-28T17:28:10","slug":"type-iii-maladie-de-cori-ou-forbes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/les-glycogenoses\/type-iii-maladie-de-cori-ou-forbes\/","title":{"rendered":"Type III : Maladie de Cori ou Forbes"},"content":{"rendered":"<p><section id=\"bt_section69fa9f9ba1b06\"  class=\"boldSection btDivider topSemiSpaced bottomSemiSpaced btDarkSkin gutter inherit\" style=\"background-color:#0cb8b6;\"><div class=\"port\"><div class=\"boldCell\"><div class=\"boldCellInner\"><div class=\"boldRow  \" ><div class=\"boldRowInner\"><div class=\"rowItem col-md-12 col-ms-12  btTextLeft animate animate-fadein animate-moveleft inherit btDoublePadding\"  ><div class=\"rowItemContent\" ><header class=\"header btClear large  btNormalDash\" ><div class=\"btSuperTitle\">Les Glycog\u00e9noses<\/div><div class=\"dash\"><h2><span class=\"headline\"><em>Type III : Maladie de Cori ou Forbes<\/em><\/span><\/h2><\/div><\/header><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/section><section id=\"bt_section69fa9f9ba1cf7\"  class=\"boldSection topSemiSpaced bottomSpaced gutter inherit\" style=\"background-color:#f1f1f1;\"><div class=\"port\"><div class=\"boldCell\"><div class=\"boldCellInner\"><div class=\"boldRow  \" ><div class=\"boldRowInner\"><div class=\"rowItem col-md-12 col-ms-12  btTextLeft animate animate-fadein inherit btDoublePadding\"  ><div class=\"rowItemContent\" ><header class=\"header btClear medium  btNormalDash\" ><div class=\"dash\"><h3><span class=\"headline\"><em>Glycog\u00e9nose H\u00e9patique<\/em><\/span><\/h3><\/div><\/header><div class=\"btClear btSeparator bottomSmallSpaced border\" ><hr><\/div><div class=\"boldRow boldInnerRow  \" ><div class=\"rowItem rowInnerItem col-md-12  btTextLeft\"  ><div class=\"rowItemContent\"><div class=\"btText\" ><\/p>\n<h4>Expliqu\u00e9e par le Pr Philippe LABRUNE, Pr\u00e9sident du Conseil Scientifique de l\u2019AFG<\/h4>\n<p>L\u2019enzyme d\u00e9branchante est n\u00e9cessaire pour d\u00e9grader les points de branchement quand le glycog\u00e8ne est catabolis\u00e9 (une autre enzyme, l\u2019enzyme branchante permet la constitution de ces points de branchement quand le glycog\u00e8ne est synth\u00e9tis\u00e9). En l\u2019absence de cette enzyme d\u00e9branchante, le glycog\u00e8ne qui s\u2019accumule a de nombreux points de branchement et des cha\u00eenes p\u00e9riph\u00e9riques courtes, donc une structure anormale. L\u2019accumulation de glycog\u00e8ne avec des cha\u00eenes p\u00e9riph\u00e9riques courtes (dextrine limite) et l\u2019impossibilit\u00e9 de d\u00e9grader le glycog\u00e8ne en glucose sont \u00e0 l\u2019origine de la plupart des sympt\u00f4mes de la maladie.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes ressemblent quelque peu \u00e0 ceux des glycog\u00e9noses par d\u00e9ficit en glucose-6-phosphatase ; cependant l\u2019\u00e9volution est habituellement moins s\u00e9v\u00e8re. Les patients ont un tr\u00e8s gros foie, un retard de croissance staturale et des hypoglyc\u00e9mies au je\u00fbne. L\u2019atteinte musculaire est symptomatique d\u00e8s l\u2019enfance et peut s\u2019aggraver au cours de la vie.<\/p>\n<p>De nombreux sous-types de cette maladie sont dus \u00e0 une variation consid\u00e9rable des tissus affect\u00e9s par le d\u00e9ficit (les globules blancs, le muscle, le foie, etc \u2026).<\/p>\n<p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div class=\"btClear btSeparator bottomSmallSpaced border\" ><hr><\/div><div class=\"btTabs tabsVertical \" \" data-open-first=\"\"><ul class=\"tabsHeader\"><li><span>Alimentation<\/span><\/li><li><span>D\u00e9finition scientifique<\/span><\/li><li><span>Diagnostic<\/span><\/li><li><span>Publications m\u00e9dicales<\/span><\/li><li><span>Complications<\/span><\/li><li><span>Suivi m\u00e9dical<\/span><\/li><li><span>Signes de la maladie<\/span><\/li><li><span>Traitement<\/span><\/li><\/ul><div class=\"tabPanes accordionPanes\"><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>Alimentation<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<h4>Pourquoi un suivi di\u00e9t\u00e9tique ?<\/h4>\n<p>Les objectifs d\u2019un suivi di\u00e9t\u00e9tique sont les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Stabiliser la glyc\u00e9mie (et \u00e9viter ainsi l\u2019hypoglyc\u00e9mie) et limiter l\u2019accumulation du glycog\u00e8ne dans le foie,<\/li>\n<li>Permettre une croissance harmonieuse en couvrant les besoins nutritionnels (attention aux carences),<\/li>\n<li>Corriger les troubles du m\u00e9tabolisme en baissant la lactacid\u00e9mie et l\u2019hyperuric\u00e9mie (pour le type I) et en baissant l\u2019hyperlip\u00e9mie (cholest\u00e9rol et triglyc\u00e9rides).<\/li>\n<li>Associer r\u00e9gime au sens strict du terme et glycog\u00e9nose n\u2019est pas exact, mais parler plut\u00f4t d\u2019\u00e9quilibre alimentaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Toutefois, n\u2019oublions pas que l\u2019alimentation est la base du traitement de ces pathologies.<\/p>\n<ul>\n<li>Chaque personne est diff\u00e9rente et chaque traitement, particulier, aussi il est difficile de g\u00e9n\u00e9raliser. Cependant il existe des traits communs qui permettent d\u2019\u00e9tablir une alimentation adapt\u00e9e afin d\u2019obtenir un meilleur \u00e9quilibre de la maladie.<\/li>\n<li>Manger est un des plaisirs de la vie quotidienne mais lorsque les repas fr\u00e9quents et les collations r\u00e9guli\u00e8res sont une obligation, la table n\u2019est plus un lieu magique !<\/li>\n<li>Le choix des aliments et l\u2019organisation des repas forment la base d\u2019une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e et le respect scrupuleux des horaires des repas est primordial.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>D\u00e9finition scientifique<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<p><strong>La glycog\u00e9nose de type III (maladie de Cori ou de Forbes)<\/strong> est due \u00e0 un d\u00e9ficit en enzyme d\u00e9branchante dont l\u2019action coordonn\u00e9e avec celle de la phosphorylase est n\u00e9cessaire \u00e0 la d\u00e9gradation du glycog\u00e8ne.<\/p>\n<p>\u2013 Cette enzyme poss\u00e8de plusieurs sites catalytiques responsables d\u2019activit\u00e9s transf\u00e9rasique et hydrolytique (amylo-1,6 glucosidase).<\/p>\n<p>\u2013 <strong>Son incidence est estim\u00e9e \u00e0 environ 1\/100.000 naissances<\/strong> (1\/5.400 chez les juifs d\u2019origine Nord-Africaine) et sa transmission est r\u00e9cessive autosomique.<\/p>\n<p>\u2013 <strong>La symptomatologie est moins s\u00e9v\u00e8re que dans le type I<\/strong> : la tol\u00e9rance au je\u00fbne est variable, mais les \u00e9pisodes hypoglyc\u00e9miques sont g\u00e9n\u00e9ralement moins s\u00e9v\u00e8res et l\u2019h\u00e9patom\u00e9galie pr\u00e9coce dispara\u00eet parfois \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte ; dans de rares cas, une \u00e9volution vers la cirrhose est possible. Il peut s\u2019y associer une hypotonie musculaire et parfois une cardiomyopathie hypertrophique. Les manifestations musculaires p\u00e9riph\u00e9riques (fatigabilit\u00e9, crampes, faiblesse) peuvent parfois devenir pr\u00e9pond\u00e9rantes \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. L\u2019existence d\u2019une atteinte myocardique doit \u00eatre recherch\u00e9e. Elle est tr\u00e8s rarement symptomatique, n\u00e9cessitant alors un traitement adapt\u00e9. Ce point doit tout particuli\u00e8rement \u00eatre surveill\u00e9 en cas de grossesse (le travail du myocarde augmentant alors de mani\u00e8re significative).<\/p>\n<p>\u2013 Les perturbations biologiques incluent une hypoglyc\u00e9mie sans acidose, une hypertriglyc\u00e9rid\u00e9mie, une hypertransaminas\u00e9mie dans l\u2019enfance.<\/p>\n<p>\u2013 Le d\u00e9ficit enzymatique peut \u00eatre mis en \u00e9vidence sur biopsie de foie ou trophoblaste, leucocytes non congel\u00e9s et fibroblastes.<\/p>\n<p>\u2013<strong> Le g\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 localis\u00e9 sur le chromosome 1p21, clon\u00e9 et des mutations ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es. L\u2019\u00e9tude mol\u00e9culaire est pratiqu\u00e9e dans un laboratoire en France (H\u00f4pital Antoine B\u00e9cl\u00e8re) afin d\u2019essayer d\u2019\u00e9tablir des corr\u00e9lations entre g\u00e9notype et ph\u00e9notype.<\/strong><\/p>\n<p>\u2013 <strong>Le traitement<\/strong> est di\u00e9t\u00e9tique : alimentation ent\u00e9rale nocturne par sonde nasogastrique en cas d\u2019hypoglyc\u00e9mie, repas fr\u00e9quents et suppl\u00e9mentation en amidon cru.<\/p>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>Diagnostic<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<p><strong>Les \u00e9tudes biochimiques \u00e0 partir du sang montrent habituellement :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Une hypoglyc\u00e9mie de je\u00fbne sans \u00e9l\u00e9vation de l\u2019acide lactique (consomm\u00e9 dans la n\u00e9oglucog\u00e9n\u00e8se)<\/li>\n<li>Une hypertryglyc\u00e9rid\u00e9mie et une hypercholest\u00e9rol\u00e9mie<\/li>\n<li>Une hypertransaminas\u00e9mie (les transaminases provenant \u00e9galement du muscle)<\/li>\n<li>Une \u00e9l\u00e9vation des CPK (enzymes musculaires)<\/li>\n<li>Le d\u00e9ficit enzymatique peut \u00eatre mis en \u00e9vidence dans les leucocytes et les erythrocytes<\/li>\n<li>Si une La biopsie musculaire est pratiqu\u00e9e (ce qui est rare) l\u2019\u00e9tude histologique montre une accumulation de glycog\u00e8ne de structure anormale et le d\u00e9ficit d\u2019activit\u00e9 de l\u2019enzyme d\u00e9branchante peut \u00eatre \u00e9galement mis en \u00e9vidence dans ce tissu<\/li>\n<li>Puisque les cellules du liquide amniotique en culture peuvent exprimer le d\u00e9ficit g\u00e9n\u00e9tique, elles ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour un diagnostic ant\u00e9natal. Cependant le d\u00e9ficit n\u2019\u00e9tant pas toujours exprim\u00e9 dans les fibroblastes, l\u2019utilit\u00e9 de cette technique doit \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e chez un individu donn\u00e9. L\u2019\u00e9tude peut \u00e9galement se faire sur villosit\u00e9s choriales.<\/li>\n<li>Les sujets pr\u00e9sentant un d\u00e9ficit en enzyme d\u00e9branchante vivent bien jusqu\u2019\u00e0 un \u00e2ge adulte avanc\u00e9 ; l\u2019atteinte musculaire semble \u00eatre un probl\u00e8me croissant avec l\u2019\u00e2ge.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Le futur :<\/strong> Les collaborations entre \u00e9quipes p\u00e9diatriques et \u00e9quipes de m\u00e9decins d\u2019adultes devraient permettre une meilleure compr\u00e9hension de l\u2019histoire naturelle de cette glycog\u00e9nose.<\/p>\n<ul>\n<li>Le g\u00e8ne codant pour l\u2019enzyme d\u00e9branchante humaine a \u00e9t\u00e9 localis\u00e9 sur le chromosome 1, il comprend 33 exons et s\u2019\u00e9tend sur 85 kb.<\/li>\n<li>Le m\u00e9canisme \u00e0 l\u2019origine des diff\u00e9rentes formes correspond \u00e0 une expression tissu sp\u00e9cifique. L\u2019activit\u00e9 enzymatique peut \u00eatre mesur\u00e9e dans les cellules sanguines, les fibroblastes en culture, le foie et le muscle.<\/li>\n<li>Le diagnostic mol\u00e9culaire n\u2019est pas d\u2019un usage aussi courant que dans le type I car il s\u2019agit d\u2019un g\u00e8ne de grande taille et de tr\u00e8s nombreuses mutations ont d\u00e9crites. Il est utile dans un but diagnostique, en \u00e9vitant le recours \u00e0 une biopsie tissulaire lorsque le d\u00e9ficit ne s\u2019exprime pas dans le sang. Les \u00e9tudes mol\u00e9culaires visent \u00e0 \u00e9tablir d\u2019\u00e9ventuelles corr\u00e9lations entre le g\u00e9notype (mutation identifi\u00e9e) et le ph\u00e9notype (expressivit\u00e9 de la maladie). Les projets de th\u00e9rapie g\u00e9nique des maladies h\u00e9r\u00e9ditaires du m\u00e9tabolisme h\u00e9patique permettront peut \u00eatre, \u00e0 moyen terme, d\u2019autres approches th\u00e9rapeutiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>Publications m\u00e9dicales<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<h4>G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s<\/h4>\n<p>The metabolic and molecular bases of inherited disease. Chen YT. Glycogen storage diseases, In : CR Scriver, AL Beaudet, WS Sly, D Valle. New York, McGraw-Hill, 2000 : 152. Fernandes J. The glycogen-storage diseases. In : J Fernandes, JM Saudubray, G Van den Berghe. Inborn Metabolic Dideases, Diagnosis and treatment, Berlin, Springer, 2000 : 87-100.Poenaru L, Baussan C, Hadchouel M. Glycogn\u00e9noses. Encycl Med Chir, P\u00e9diatrie. 4-059-L-L10. 2001 Wolfsdorf JI, Holm IA, Weinstein DA. Glycogen storage diseases :Phenotypic, genetic, and biochemical characteristics, and therapy. Endocrin Metabol Clin, 1999, 28 : 801-82.<br \/>\nLabrune P. Glycogen storage diseases. In Benhamou JP, Rizzetto M, Reichen J, Rod\u00e8s J, Blei A, eds. Textbook of Hepatology : from basic science to clinical practice. Blackwell Publishing 2007, pp 1370-76<\/p>\n<p>Traduction : C. Baussan , M. Hadchouel<\/p>\n<ul>\n<li>Le diagnostic ant\u00e9natal peut \u00eatre propos\u00e9 aux familles par la mesure de l\u2019activit\u00e9 de l\u2019enzyme d\u00e9branchante, sur biopsie de trophoblaste et sur les amniocytes en culture. On pourra compl\u00e9ter par un diagnostic mol\u00e9culaire indirect par analyse de liaison dans les familles informatives ou une recherche des mutations familiales d\u00e9crites.<\/li>\n<li>Le r\u00e9gime di\u00e9t\u00e9tique est moins strict, il ne n\u00e9cessite aucune restriction en fructose et galactose. Une suppl\u00e9mentation avec de l\u2019amidon de ma\u00efs cru est aussi utilis\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>Complications<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<h4>Glycog\u00e9nose Type III<\/h4>\n<p>Dr TOUATI \u2013 P\u00e9diatre Hopital Necker \u00e0 Paris Octobre 2001<\/p>\n<p><strong>Principales complications :<\/strong><\/p>\n<p>Les hypoglyc\u00e9mies sont moins s\u00e9v\u00e8res que dans le type I mais cette maladie expose \u00e0 des possibles complications \u00e0 long terme :<\/p>\n<ul>\n<li>atteinte h\u00e9patique<\/li>\n<li>probl\u00e8mes musculaires<\/li>\n<li>probl\u00e8mes cardiaques<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces complications ne peuvent \u00eatre palli\u00e9es que par r\u00e9gime alimentaire raisonn\u00e9 et bien adapt\u00e9 au patient ainsi que par une surveillance m\u00e9dicale tr\u00e8s sp\u00e9cialis\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>a\/ Nutrition Ent\u00e9rale :<\/strong><\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement l\u2019arr\u00eat de la NEDC se fait suite \u00e0 une demande de l\u2019adolescent et\/ou de la famille.<\/p>\n<p>L\u2019arr\u00eat de la NEDC est habituellement possible d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 7 \u00e0 10 ans avec une prise de Ma\u00efzena pendant la nuit, avec d\u2019aussi bons r\u00e9sultats en terme d\u2019\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019enfant, de croissance, et d\u2019\u00e9quilibre m\u00e9tabolique<\/p>\n<p><strong>b\/ Croissance et Pubert\u00e9 :<\/strong><\/p>\n<p>Les retards de croissance importants qu\u2019on observait autrefois ne se voient plus avec un traitement di\u00e9t\u00e9tique bien adapt\u00e9. On constate souvent un d\u00e9calage dans le temps de 2 ans par rapport aux moyennes standards tant pour la croissance que pour la pubert\u00e9. Toutefois chez les gar\u00e7ons le retard de pubert\u00e9 semble plus marqu\u00e9 : la pubert\u00e9 a plut\u00f4t lieu tardivement vers 14\/15 ans voire parfois 17\/18 ans. Pour les filles le d\u00e9calage serait moindre (plut\u00f4t vers les 13\/15 ans).<\/p>\n<p>N.B. : quand le retard de croissance est uniquement li\u00e9 au retard de la pubert\u00e9, la taille est souvent rattrap\u00e9e\u2026<\/p>\n<p><strong>c\/ Contraception et Grossesse :<\/strong><\/p>\n<p>Les oestrog\u00e8nes sont contre-indiqu\u00e9s (risques vasculaires largement augment\u00e9s) mais les progestatifs faiblement dos\u00e9s peuvent \u00eatre utilis\u00e9s.<\/p>\n<p>Lors d\u2019une grossesse il faut :<\/p>\n<ul>\n<li>surveiller de tr\u00e8s pr\u00e8s les glyc\u00e9mies maternelles, surtout en d\u00e9but de grossesse<\/li>\n<li>surveiller la fonction myocardique maternelle<\/li>\n<li>tenir compte, \u00e0 la naissance, des \u00e9ventuels m\u00e9dicaments utilis\u00e9s chez la m\u00e8re (b\u00e9ta-bloquants en particulier)<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>d\/ D\u00e9sordres psychologiques :<\/strong><\/p>\n<p>S\u2019il existe des probl\u00e8mes, ce sont souvent les m\u00eames que pour les autres adolescents mais dans le cadre de la glycog\u00e9nose, les parents ont souvent tendance \u00e0 beaucoup ramener \u00e0 la maladie.<\/p>\n<p>Les principales constatations directement li\u00e9es \u00e0 la pathologie sont :<\/p>\n<ul>\n<li>un \u00ab ras-le-bol \u00bb g\u00e9n\u00e9ral par rapport \u00e0 tout ce qui concerne la maladie et ses contraintes, ce qui peut parfois conduire l\u2019adolescent \u00e0 des prises de risques.<\/li>\n<li>le retard pubertaire g\u00e9n\u00e8re souvent un \u00ab mal-\u00eatre \u00bb.<\/li>\n<li>la passation de responsabilit\u00e9 ne se fait pas sans difficult\u00e9s : les parents doivent apprendre \u00e0 faire confiance \u00e0 l\u2019adolescent qui, lui, doit apprendre \u00e0 s\u2019\u00e9manciper vis-\u00e0-vis de ses parents.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>e) Scolarit\u00e9 :<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de probl\u00e8mes particuliers dans la mesure o\u00f9 l\u2019enfant n\u2019a pas de s\u00e9quelles neurologiques \u00e9ventuellement li\u00e9es \u00e0 de s\u00e9v\u00e8res hypoglyc\u00e9mies , de tr\u00e8s fortes convulsions, voire des comas.<\/p>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>Suivi m\u00e9dical<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<h4>Suivi des adultes atteints de Glycog\u00e9noses type III<\/h4>\n<p>Dans la plupart des cas, on sait soigner mais \u00e0 condition de d\u00e9tecter \u00e0 temps les diff\u00e9rents probl\u00e8mes : une surveillance sp\u00e9cialis\u00e9e est donc indispensable.<\/p>\n<ul>\n<li>Avant 15 ans, du c\u00f4t\u00e9 h\u00e9patique des probl\u00e8mes peuvent appara\u00eetre mais cela reste exceptionnel.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s 15 ans, les ad\u00e9nomes (l\u00e9sions b\u00e9nignes) sont rares au cours du type III. En revanche, une fibrose h\u00e9patique, voire dans certains cas rares une cirrhose peuvent se d\u00e9velopper ; c\u2019est pourquoi une surveillance sp\u00e9cialis\u00e9e bien suivie est indispensable pour r\u00e9agir rapidement \u00e0 toute anomalie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La surveillance de l\u2019atteinte musculaire est \u00e9galement indispensable.<\/p>\n<p>Par ailleurs, en France, il n\u2019existe toujours pas de service sp\u00e9cialis\u00e9 \u00ab post-p\u00e9diatrique \u00bb. Le centre de suivi : la coordination entre les diff\u00e9rents acteurs m\u00e9dicaux est \u00e0 privil\u00e9gier m\u00eame si ce centre reste tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 du domicile. Les collaborations entre services de p\u00e9diatrie et services d\u2019adultes doivent \u00eatre encourag\u00e9es et d\u00e9velopp\u00e9es.<\/p>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>Signes de la maladie<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<ul>\n<li>Hypoglyc\u00e9mie de je\u00fbne (Signe tr\u00e8s fr\u00e9quent)<\/li>\n<li>H\u00e9patom\u00e9galie (gros foie) (Signe tr\u00e8s fr\u00e9quent)<\/li>\n<li>Petite taille (Signe possible)<\/li>\n<li>Joues rebondies (Signe tr\u00e8s fr\u00e9quent)<\/li>\n<li>Transmission autosomique r\u00e9cessive (Obligatoirement)<\/li>\n<li>Hyperlip\u00e9mie \/ hypercholest\u00e9rol\u00e9mie (Signe fr\u00e9quent)<\/li>\n<li>Atteinte musculaire pouvant \u00eatre \u00e9volutive, Myopathie ou pl\u00fbtot faiblesse musculaire progressive<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><div class=\"tabPane\">\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionTitle\"><span>Traitement<\/span><\/div>\r\n\t\t\t<div class=\"tabAccordionContent\"><\/p>\n<p><strong>Le traitement <\/strong>de cette affection consiste en des<strong> repas fr\u00e9quents et un r\u00e9gime enrichie en protides<\/strong>.<br \/>\nUne nutrition ent\u00e9rale continue la nuit peut- \u00eatre utile. La prise d\u2019amidon tels que prescrits dans les d\u00e9ficits en glucose-6-phosphatase est utile.<\/p>\n<p>\n<\/div>\r\n\t\t<\/div><\/div><\/div><div class=\"btClear btSeparator topSmallSpaced bottomSmallSpaced border\" ><hr><\/div><div class=\"btIconImageRow btTextRight btIconsNormalPosition\" ><span class=\"btIco btIcoOutlineType btIcoSmallSize btIcoAccentColor   \" ><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/groups\/340091143124748\"  target = \"_blank\" data-ico-fa=\"&#xf09a;\" class=\"btIcoHolder\"><em><\/em><\/a><\/span><span class=\"btIco btIcoOutlineType btIcoSmallSize btIcoAccentColor   \" ><a href=\"mailto:ahugon@wanadoo.fr;eleonore.manouvrier@free.fr\"  target = \"_blank\" data-ico-fa=\"&#xf0e0;\" class=\"btIcoHolder\"><em><\/em><\/a><\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/section><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"parent":10,"menu_order":4,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/49"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/49\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1860,"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/49\/revisions\/1860"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/10"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.glycogenoses.org\/st_qlfctn\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}